Le curcuma poivré bio réalisé dans notre atelier

Le poivre noir et le curcuma l’association complémentaire…

curcuma poivré

En cuisine, il est préférable d’associer le curcuma au poivre noir pour améliorer l’absorption de ses constituants, et en particulier de la curcumine.

Le curcuma bio n’est jamais irradié

Comme beaucoup d’épices, le curcuma « traditionnel » n’échappe pas à l’irradiation en vue d’augmenter sa durée de conservation et aussi de limiter le développement de certains parasites. Le curcuma issu de l’agriculture biologique ne subit pas un tel traitement.

De la couleur dans vos plats

Encore nommé safran des indes, le curcuma longa est l’une des principales épices qui compose le curry. C’est lui qui lui donne sa couleur jaune orangée caractéristique. D’ailleurs en Chine on le nomme également « gingembre jaune » puisqu’il fait partie de la même famille que le gingembre commun, celle des Zingibéracées.

Dans la cuisine indienne, il sert autant d’épice, de colorant naturel que de conservateur alimentaire puisqu’il permet de garder la saveur et la fraîcheur des plats cuisinés. D’ailleurs, vous pouvez le retrouver sur certaines étiquettes alimentaires sous la dénomination E100. Avec l’odorat, la vue est un des sens à ne pas négliger quand on passe à table. Or parfois, les couleurs manquent un peu dans l’assiette si on décide de manger du poisson blanc accompagné de riz blanc et de chou-fleur !

Ainsi, quelques grammes de curcuma permettent de relever à merveille les aliments incolores tant au niveau de la couleur que de la saveur des mets. Le curcuma se marie ainsi parfaitement avec les féculents (riz, pommes de terre, lentilles, boulgour, quinoa, millet), les poissons, les soupes chaudes ou froides, les vinaigrettes, les tajines, les salades, les infusions et peut même être recommandé dans les desserts (pâte à crêpes, sorbets et glaces).

Le curcuma côté santé

Contre les troubles digestifs

Traditionnellement en Asie, il est utilisé pour lutter contre la dyspepsie, c’est-à-dire pour limiter: nausées, maux d’estomac de type ulcères, pertes d’appétit et sensations de pesanteur ressenties au niveau de l’estomac et de la vésicule biliaire après les repas copieux. On parle d’ailleurs d’effet cholagogue car il facilite l’évacuation de la bile, cette substance qui participe à la digestion des graisses.

Ses propriétés anti-microbiennes en font également une épice de choix en cas de gastro-entérite. Quand une personne se plaint de troubles digestifs fréquents, il ne faut donc pas hésiter à lui conseiller de saupoudrer ses plats de quelques grammes de curcuma et si cela ne suffit pas, à lui recommander des compléments sous forme d’extraits standardisés qui permettent d’apporter sous un faible volume une importante quantité de curcuminoïdes et en particulier de curcumine, reconnue comme la principale substance active polyphénolique du rhizome de la plante.

Contre les douleurs articulaires

L’activité anti-inflammatoire de la curcumine est visible aussi bien sur l’inflammation aiguë que sur l’inflammation chronique. Elle agit en inhibant une enzyme responsable de la synthèse des prostaglandines inflammatoires.
Il est maintenant reconnu que la curcumine possède un effet anti- inflammatoire proche des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) agissant sur la douleur inflammatoire, les médiateurs de l’inflammation et sur les raideurs articulaires matinales, sans provoquer d’irritation au niveau digestif comme cela est souvent le cas avec les médicaments anti-inflammatoires.
La prise de curcuma va donc permettre de réduire la fréquence et l’intensité des poussées arthrosiques sur le long terme, en limitant l’activation d’une protéine qui amorce l’inflammation et la destruction de l’articulation.

Pour soulager le syndrome du colon irritable

Ce syndrome qui touche en particulier les femmes pourrait être soulagé par la prise de curcuma pendant au minimum 8 semaines selon une étude pilote réalisée sur près de 200 personnes. Dans ce cas, recommandez également en parallèle une cure de probiotiques, à prendre à jeun le matin, pour réensemencer la flore intestinale.

Pour venir en aide aux malades atteints d’Alzheimer

Il pourrait être une des pistes à explorer dans le futur pour réduire le développement de cette maladie. En effet, cette épice prévient la formation, et permettrait la destruction par les macrophages, des dépôts de protéines bêta-amyloïdes qui se forment dans les vaisseaux sanguins du cerveau des malades atteints d’Alzheimer.
De plus, le curcuma améliorerait les déficits cognitifs de ces patients et augmenterait de manière générale les performances intellectuelles. Dans ce cas, en plus du curcuma saupoudré dans les plats, conseillez des extraits standardisés en gélules ou en comprimés afin de garantir un apport optimal en curcumine (3g de curcumine par jour serait idéal).

Comme adjuvant des traitements anticancéreux

La curcumine inhibe la croissance des cellules cancéreuses, elle augmente le processus de mort cellulaire programmée dans les tumeurs (apoptose), et diminue la prolifération de ces cellules malignes sans pour autant être toxique pour les autres cellules de l’organisme. De plus, elle augmenterait l’efficacité de certains médicaments anticancéreux, surtout ceux prescrits dans les cas de cancers du sein, et serait également protectrice vis-à-vis de certains autres cancers : gastro-intestinaux et colorectaux.
Là encore, dans de tels cas, ayez recours aux compléments alimentaires en plus de l’épice alimentaire.

Précautions

  • Le curcuma agissant sur la vésicule biliaire, évitez de le prendre à fortes doses si vous êtes une personne souffrante de calculs biliaires.
  • Et, de par son activité antiplaquettaire et anticoagulante, on ne la conseille pas sur le long terme en cas de traitement par des médicaments visant à fluidifier le sang (aspirine) afin d’éviter tout risque de saignement.

Le poivre côté santé

Pour limiter la consommation de sel

Son utilisation dans la cuisine devrait quasiment devenir systématique afin de limiter au maximum l’adjonction de sel dans les plats. Il est donc tout particulièrement recommandé aux personnes qui souffrent d’hypertension pour limiter au maximum l’utilisation du sel car il permet de relever tous les plats insipides à côté de toute la palette de goût qu’offrent en général les épices.

Pour favoriser la digestion

Le poivre est réputé pour être stomachique, c’est-à-dire qu’il favorise la digestion des graisses et des glucides. Il est désormais bien connu pour atténuer les flatulences causées par la consommation de légumes secs types haricots blancs ou rouges.

Toutefois, il est à déconseiller chez les personnes ayant des ulcères digestifs (estomacs ou intestins). Mais, mise à part ces situations précises, il est désormais bien reconnu que la pipérine qu’il contient permet d’améliorer sensiblement la disponibilité de certains autres composants alimentaires comme cela est le cas avec la curcumine du curcuma.

 
 

Sources: Biolinéaire Quimper Numéro : sept -oct 2011.