La Bio peut nourrir l’Europe en 2050

La bio pour tous en 2050, ce sera possible!

Selon une étude menée par des scientifiques du CNRS – Centre National de la Recherche Scientifique – (1), un système agroalimentaire bio et durable, respectueux de la biodiversité, pourrait survenir aux besoins alimentaires de l’Europe en 2050.

Il s’appui sur un équilibre entre agriculture et environnement, et le favorise. Le scénario envisagé repose sur trois leviers.

Une agriculture biologique pour nourrir l’Europe en 2050

  • Le premier impliquerait un changement de régime alimentaire, avec une consommation moindre de produits animaux, ce qui permettrait de limiter l’élevage hors sol et de supprimer les importations d’aliments pour le bétail.
  • Le deuxième levier propose l’application des principes de l’agro-écologie, avec la généralisation de rotations de cultures 2 longues et diversifiées intégrant des légumineuses fixatrices d’azote, ce qui permettrait de se passer des engrais azotés de synthèse comme des pesticides.
  • Le dernier levier consisterait à rapprocher culture et élevage, souvent déconnectés et concentrés dans des régions ultra-spécialisées, pour un recyclage optimal des déjections animales.

Selon ce scénario, il serait donc possible de renforcer l’autonomie de l’Europe, de nourrir la population attendue en 2050, d’exporter encore des céréales vers les pays qui en ont besoin pour l’alimentation humaine, et surtout de diminuer largement la pollution des eaux et les émissions de gaz à effet de serre par l’agriculture.

Schéma du scénario agro-écologique qui serait possible en 2050.
© Gilles Billen
Évolution depuis 50 ans des échanges extérieurs de l’Europe en matière de produits alimentaires
© Gilles Billen

Cette étude a été publiée dans One Earth le 18 juin 2021.

Bibliographie

Reshaping the European agro-food system and closing its nitrogen cycle: The potential of combining dietary change, agroecology, and circularity. Gilles Billen, Eduardo Aguilera, Rasmus Einarsson, Josette Garnier, Simone Gingrich, Bruna Grizzetti, Luis Lassaletta, Julia Le Noe and Alberto Sanz-Cobena. One Earth, 18 juin 2021. https://doi.org/10.1016/j.oneear.2021.05.008

Contact

Gilles Billen Chercheur CNRS gilles.billen@upmc.fr 

Elie Stecyna Attaché de presse CNRS +33 1 44 96 51 26 elie.stecyna@cnrs.fr

Notes

  1. Des scientifiques du laboratoire Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols (CNRS/Sorbonne Université/EPHE) sont impliqués. Plusieurs universités européennes ont également participé : Universidad Politecnica de Madrid en Espagne ; Chalmers University of Technology en Suède ; University of Natural Resources and Life Sciences en Autriche et le Joint Research Centre en Italie.
  2. La rotation de culture est la suite de cultures échelonnées au fil des années sur une même parcelle. Il s’agit de changer d’année en année la catégorie de ce qui est cultivé pour ainsi entrenir le sol et le préserver naturellement.

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